J.M. Selva i Villaret, 1947. Mairie (Vic)Josep Xifré i Mussach naquit à une Masia (Ferme catalane) appelée Can Sibiu, aux alentours de la ville de Vic, le 19 février, 1817. Ses parents s’appelaient  Josep et Teresa. Il était le quatrième de six frères.

Après avoir étudié au séminaire diocésain  de Vic, le 16 Février, 1840 il reçut la Prêtrise à Rome, étant donné que le gouvernement espagnol avait interdit  les évêques de conférer les Ordres sacrées. Là, probablement,  il connut un compatriote qui essayait  de s’offrir en tant que missionnaire de la Propagation de la Foi,  des terres du Prochain Orient, il s’appelait: Antoine Claret.

En 1842, le prêtre Xifré revint à Vic et il fut envoyé  en tant que Vicaire au village de Prats de Lluçanès. Là il commença à se dédier à la prédication; plus trad, également, dans Sant Quirze de Besora.

Lecofundadors-curia-roma 16 juillet, 1849 il forma part du petit groupe de cinq jeunes prêtres, qui appelés et enthousiastes par le P. Claret, formèrent à Vic, la première communauté clarétaine.

En 1850, Claret, nommé entretemps  Archevêque de Santiago de Cuba, il dut abandonner le groupe, le laissant sous la direction  d’un dès cinq: le P. Esteve Sala. Lors de ces premières années-là, le O. Xifré s’adonna d’une manière assidue à la prédication  aux villages et surtout à animer des sessions d’Exercices Spirituels.

Le 18 avril, 1858, mourut à Barcelone le P. E. Sala. Le 1er Mai,  fut choisi à le succéder  le P. Xifré, en tant que Supérieur Général, responsabilité  qu’il remplit jusqu’à sa mort qui eut lieu le 3 novembre, 1899, à Cervera.

Lors de son long Généralat  de presque 42 ans, le P. Xifré donna un nouvel élan avec énergie, zèle et enthousiasme, au groupe missionnaire, passant d’une maison  et une douzaine de missionnaires, à 61 maisons, éparses par différents parties du monde (Europe, Amérique et Afrique) et un total  de 1.782 individus. Il voyagea infatigablement. il réunit 6 Chapitres Généraux , il réussit à ce que le groupe fut reconnu en tant que Congrégation religieuse  de la part du Saint Siège et du gouvernement civil d’Espagne, il  prêcha et écrivit des livres  et circulaires, avec un rythme frénétique , malgré sa délicate santé. En particulier, dans son ouvrage Espíritu de la Congregación exprima  l’idéal de missionnaire qu’il suscitait  par tout.  Il proposa, toujours, la figure  du Fondateur, P. Claret, en tant que modèle ; et à partir de 1880 commença à promouvoir sa glorification. En 1897 il réussit le déménagement  des dépouilles de Claret du monastère de Fontfroide, France), où il était mort, exilé, le 24 octobre, 1870, à notre Maison-Mère de Vic.

Ultimo despidoAu cours des funérailles du P. Xifré, le P. Martí Alsina, lut un petit papier  qui venait de trouver parmi la paperasse du défunt. C’était son Dernier Adieu. Il commençait en disant: Ma très chère Congrégation, Je t’ai aimé autant que je pus  jusqu’à la fin, et je ne t’oublierais pas dans l’éternité. J’ai vécu exclusivement  pour toi, sans pardonner sacrifices ni dangers… À la suite, il demandait pardon pour ses défauts et les souffrances qu’il aurait pu causer à d’autres lors de ses longues années de gouvernement et il pardonnait à tous ceux qui auraient pu l’offenser. À tous il renouvelait son amour dans le Seigneur.

Il y a quelques années les dépouilles du P. Xifré, considéré comme étant  le deuxième Fondateur de notre Congrégation, furent déménagées du cimetière  de Cervera à la crypte du Temple de Vic, où elles reposent dans une niche proche du tombeau de son admiré Fondateur et Père, Saint Antoine Marie Claret.