“J’essaierais toujours de garder la même humeur et équilibre, sans me laisser prédominer par la tristesse ni par trop de joie, me souvenant, toujours, de Jésus, et de Marie et de Saint Joseph, lesquels, eux aussi, ont eu leurs peines.”

(Résolutions de l’année 1850, dans AEC p. 663).

ÉQUANIMITÉ

C’est normal que les différentes circonstances, situations et relations que nous vivons chaque jour provoquent en nous des états d’âme différents. À une nouvelle qui nous rend très content, peut suivre une critique reçue d’un compagnon nous laissant furieux ou déprimés; et par la suite peut arriver un petit succès au travail, qu’en même temps qu’il nous réjouit, il va nous exiger plus de responsabilité…

Claret écrit cette résolution à un moment critique de sa vie: à la veille de sa consécration épiscopale. Au cours de la dernière année il a dû faire de sérieux discernements, car cette nomination l’obligeait à s’en aller à Cuba abandonnant deux créations récemment réussies et dont l’avenir il les voyait en dangerl’éditorial “Librairie Religieuse” et la Congrégation de Missionnaires; au début il refusa la nomination d’archevêque, mais il finit pour accepter par obéissance. Au cours de l’hiver 1849-50, il a dû être opéré d’un genou, l’obligeant à presque deux mois d’inactivité, lui un hyperactifMaintenant se trouvait au milieu des préparatifs immédiats à sa consécration et voyage vers l’inconnue Cuba… Vraiment ce n’est pas le meilleur moment en ce qui concerne la tranquillité, le tout favorise la nervosité …D’où la résolution: à chaque maladie son médicament.

Dieu nous a fait sensibles, et ceci est très positif, mais il nous faut apprendre à ne pas nous laisser aller seulement par la sensibilité, car, faisant de la sorte, nous irons d’un bord à l’autre à la merci des événements qui vont se succéder.

Nous avons besoin de mettre en marche d’autres capacités dont nous avons les humains, telles la volonté et la raison, lesquelles nous permettent réussir une sérénité et une confiance de base, à l’épreuve d’euphories ou dépressions excessives. La confiance de savoir que Dieu nous accompagne toujours et le témoignage de Jésus et des saints peuvent nous être d’un grand secours, surtout aux moments d’une plus grande perplexité.

Les autres, reconnaissent-ils en moi une personne sensible, mais sereine et confiante?