“Ô Mère très bénite, mille louanges vous soit données pour la finesse de votre Cœur Immaculé et nous avoir pris comme vos Fils ! Faites ma Mère, que nous correspondions à autant de bonté, que chaque nous soyons plus humbles, plus fervents et plus zélés du salut des âmes” (Aut. 493).

CORRESPONDRE À LA VOCATION

La présence de Marie fut particulièrement significative chez la première communauté chrétienne.  Dans le récit de la passion et mort du Seigneur que nous offre l’Évangile de Jean, nous trouvons ces paroles-là avec lesquelles Jésus confia sa mère à Jean et celui-ci à sa mère (cf. Jn, 19, 25-27). La scène est comme un icône de la relation de Marie avec ceux qui furent disciples de son Fils, avec ceux qui partagèrent la vie avec lui  pendant  les années de son ministère publique. Après la résurrection  du Seigneur, ils découvrent au fur et mesure accompagnés de Marie, la véritable signification des paroles du Maitre et ils ressentent comment la force de son Esprit suscite en eux une puissante impulsion à s’adonner totalement à la construction  du Royaume que Jésus Annonça et pour lequel il offrit sa vie. La présence de Marie les introduit au fur et à mesure  dans cette expérience que seulement elle se comprend à partir du cœur.

Marie avait expérimenté la présence de l’Esprit du Seigneur lorsqu’elle ouvrit son cœur à la Parole de Dieu, l’invitant à assumer une mission remarquable dans l’histoire du salut. Elle connaissait la force transformatrice de l’Esprit du Seigneur. Les paroles de son cantique, tel comme nous viennent transmises dans l’Évangile de Luc (cf. LC, 46-55) expriment l’expérience d’une personne qu’elle se sait entre les mains de Dieu et elle ne craint pas se laisser guider pr sa Parole. Les lire et les méditer vont nous aider à reconnaitre la présence de Dieu  dans nos propres vies, à Le découvrir comme un fidèle guide  et compagnon de route, et à désirer que son Esprit transforme la réalité de notre monde afin que s’y reflète  le plan de salut de Dieu. Nous nous sentirons appelés à correspondre à autant de bonté.