“Lorsque les gens ne communient qu’une seule fois par an, existe beaucoup de froideur; lorsqu’ elles communient douze fois par an, ça va, déjà mieux, c’est un printemps qui fleurit en vertu et apporte espérances de produire de fruits mûrs; mais lorsqu’elles communient deux fois par mois, chaque semaine ou la plus part de jours, alors il y a beaucoup de chaleur, ce feu que Jésus Christ descendit du ciel à la terre brule déjà, et sa volonté c’est qu’il brule.”

(Lettre ascétique…au président d’un des chœurs de l’Académie de saint Michel. Barcelone 1862, p. 29).
ÂMES BRULANTES.

Il est vrai qu’à l’époque de Claret (XIXème s) ce n’était pas normal la communion fréquente et à peine si l’on donnait la communion chaque jour ou “la plupart de jours”. Aujourd’hui, grâce aux progrès théologiques et au Concile Vatican II, la praxis a changé. Aujourd’hui l’assistance à la messe habituellement n’est pas nombreuse: un “pusillus grex” petit troupeau. Mais l’avantage sur le passé c’est que l’on peut pratiquer, et on pratique la communion fréquentela plus part de ceux qu’assistent communient. Et dans bien des endroits, existe un groupe de personnes qui s’approchent de la table du Seigneur tous les jours, ou, bien sûr chaque dimanche. Dans d’autres endroits la fréquence est moindre: peut être on trouve un groupe que reçoit l’Eucharistie lors des fêtes les plus importantes et solennelles: Noël, Pâques, fêtes patronales, ou l’une ou l’autre date significative.

Mais, malheureusement, existent, aussi des chrétiens que seulement deux fois par an, “à Pâques fleurie”, s’approchent aux deux sacrements: réconciliation et eucharistie. Et, enfin, se trouvent ceux qui jamais s’approchent de cet admirable banquet. Ce sont ceux qui pendant des années et des années, ne fréquentent pas le temple, ni prient, ni se souviennent de Dieu: ce sont des athées “non déclarés”. C’est pénible de le constater, mais le froid de l’âme fait qu’un peuple ou une paroisse s’écroulent à cause de l’aboulie de ceux, qui étant baptisés, vivent loin de Dieu et même pas, ou très peu, se souviennent de Lui.

Nous pouvons nous poser deux questions:

1ère. Avec quelle fréquence tout au long de l’année je communie et à quel niveau de don et de ferveur?

2ème. Si je le fais assez souvent ou presque toujours, qu’est ce que je fais pour induire d’autres personnes de mon voisinage à recevoir l’Eucharistie?