“Moi très content, j’entrepris le voyage <…> lorsque voici que peu avant d’arriver à Barcelone survint un orage si violent, qui en était effrayant. À cause d’avoir beaucoup étudié cette année-là j’avais la poitrine un tant soit peu délicate. Et étant donné que pour me mettre à l’abri de la grande averse qui tombait je me mis à courir, et ainsi, à cause de la fatigue de la course et la vapeur qui se levait du sol sec et chaud, me vint une très grande suffocation et je me suis dit: Ah ! Peut- être Dieu ne <veut> pas que tu ailles à la Chartreuse <…> Ce qui est vrai c’est que moi je n’eus plus jamais la résolution d’y aller et je me rendis à Vich…” (Aut. 89).

CHERCHANT LE CHEMIN DE DIEU

Ainsi, Claret, conclut sa première étape sur le chemin vers sa vocation de Missionnaire Apostolique. Il dût faire des voyages et des détours: à vingt ans il s’est senti désabusé, dégoûté, et ennuyé du monde; j’ai pensé le laisser et fuir à la solitude, devenir chartreux. Il nourrit le désir de devenir chartreux pendant un an, étudiant au Séminaire Diocésain de Vic, et alors qu’il se dirigeait à la chartreuse de Montealegre pour y faire son entrée, un soudain orage le fit se sentir mal et douter: et si Dieu ne veut pas que tu ailles à la chartreuse? Il s’alarma et retourna au Séminaire de Vic. Quatorze ans de plus, Claret tarda encore, à mettre ses pieds et sa voix, déjà libres d’attaches, dans sa définitive vocation de Missionnaire Apostolique.

En nous racontant le début de cette recherche, Claret nous offre des lumières afin que chacun éclaire son propre chemin à la recherche de la propre vocation personnelle, au service du monde et de l’Église et à partir d’elle.

L’état de vie et le dévouement dans lesquels chacun se réalise mieux au service d’autrui ça va être la vocation à laquelle Dieu l’a appelé. Il faut la chercher pour la trouver et la suivre. Le chemin peut être court ou être très long comportant des étapes ou changements de direction et des détours. Il faut éviter se tromper; il faut persévérer jusqu’à réussir vivre la propre vocation parce que dans ceci est en jeu pour chacun, le propre bonheur.

Lors de cette recherche nous ne devons pas nous sentir autosuffisants. Claret chercha le conseil de personnes avec l’expérience, il eut ses directeurs spirituels et ceci non seulement au début de son itinérance, mais tout au long de sa vie, car l’option vocationnelle a besoin d’être toujours actualisée.

À quel moment ou étape de ta recherche vitale te trouves-tu? As-tu, déjà, réussi à découvrir ou obtenir et vivre ta vocation?