“Remercions Dieu; déjà le Seigneur et la Très Sainte Mère se sont daignés accepter les prémices des martyrs. Moi je souhaitais énormément devenir le premier de la Congrégation, mais je n’en été pas digne, un autre m’a devancé. Je félicite le martyr et saint Crusats et je félicite M. Reixac de la chance qu’il a eu d’être blessé, et, également je transmets mille félicitations à tous ceux de la Congrégation.”

(Lettre au P. José Xifré, l 7 octobre, 1868, dans EC II, p. 1.297-1.298)

GLOIRE DU MARTYRE

Le Seigneur dît: Qui perd sa vie pour moi, la retrouvera (Mt. 10, 39; 16,25). Tout disciple du Christ, donc, doit compter sur la possibilité du martyre et l’apprécier grandement. De fait la communauté de Jésus dès ses débuts jusqu’à aujourd’hui a vécu la réalité du martyre chez un grand nombre de ses membres, Et il est à prévoir qu’il va en être ainsi à l’avenir. Il suffit de penser la quantité de martyrs qui offrirent leur vie pour le Christ sous le nazisme et le communisme au siècle dernier, et les difficultés, et même le martyre, dès nos jours à cause de régimes intolérants ou bande de persécuteurs fanatiques.

Claret soupirait finir ses jours versant  son sang pour le Christ, Dieu ne lui accorda pas. Finalement il mourut d’une maladie à l’exile (étant déjà une sorte de martyre); mais tout au long de sa vie il subit au moins une douzaine d’attentats et un d’entre eux, ayant eu lieu à la ville de Holguín (Cuba), il fut blessé gravement et, par conséquence, il versa effectivement son sang pour le Christ; dans l’Autobiographie il décrit avec détail le joie qu’une telle expérience lui procura. C’est pour ça que Claret eut une sainte envie du P. Francesc Crusats, qui en 1868 mourut martyre à la Selva del Camp (Espagne)

Tout au long de l’histoire, la congrégation clarétaine a eu des centaines de martyrs; lors de la guerre civile espagnole (1936-1939) elle fut l’institution religieuse ayant le plus grand nombre de martyrs: 271; parmi eux, les bienheureux martyrs de Barbastro (51), dont aujourd’hui nous célébrons la fête. Auparavant le Bienheureux P. Andrés Solà, au Mexique (an 1927), et par après le P. Rhoel Gallardo, aux Philippines (an 2000)…sans compter ceux qui subirent des prisons, tortures, exiles…Une grande stimulation devant encourager notre fidélité, celle de tout le peuple chrétien.

…C’est pourquoi, nous aussi, ayant autour de nous une nuée si grande de témoins… courrons avec constance la course qui nous est proposée, les yeux fixés en Jésus, initiateur et consommateur de la foi (He. 12, 1-4; cf. 11)