“Nous devons aimer la Très Sainte Marie, parce que Dieu le veut (…) Aimer c’est vouloir le bien pour l’aimé, c’est lui faire le bien, c’est lui faire participant de ses biens. C’est pourquoi, Dieu, lui-même, nous donne l’exemple et incite à aimer Marie. Le Père Éternel la choisît pour sa Fille bien-aimée. Le Fils la prît pour Mère et le Saint Esprit pour épouse. Toute la Très Sainte Trinité l’a couronnée Reine et Impératrice du ciel et de la terre et elle l’a constituée comme dispensatrice de toutes les grâces.” (Lettre à un dévot du Cœur de Marie, dans C. II, p. 1,498).

AMOUR À MARIE

La sainteté consiste à discerner la volonté de Dieu sur ma vie et l’accomplir; Jésus-Christ est le premier de la rangé: Me voici pour faire ta volonté ! Et tous les saints, sans exception, fermes et dispos. Claret se sentait en cage à Madrid, mais il tenait car il savait que c’était la volonté divine. La première question que dois-je me faire est si je prie et je demande savoir qu’est-ce que Dieu attend de ma vie. Avec l’assurance de trouver ainsi la plénitude. Nuançant le poète A. Machado: Marcheur/ déjà un chemin existe…

Parfois nous ne voyons pas le chemin. Cependant si tu veux suivre avec illusion la volonté du Père, signe en blanc et dis-lui: Voici le fils de ton esclave, comme Elle je te dis de toute mon âme: Qu’il se fasse en moi, selon ta Parole !

Et un deuxième point dans le texte que nous commentons c’est pour s’exclamer: Je me rends! La Très Bienheureuse Trinité montra son amour à la jeune nazaréenne la remplissant de sa Grâce, de privilèges et vertus… mais moi, que puis-je faire pour lui démontrer mon amour?

Je me souviens d’un texte de Fray de León que d’une manière suave décrit l’enfant dans les bras de sa mère et, avec ses petites mains lui caresse le visage. Et le poète commente qu’elle est si grande la joie que procure la caresse que, je crois, que non seulement l’enfant paie tout, mais que même la mère reste débitrice. C’est ça ce que Marie veut: que nous lui démontrions que nous confions pleinement en son amour et en son exemple. Celle-ci constitue la caresse qu’Elle cherche, comme la força avec l’humble Juan Diego au Tepeyac, lorsque, angoissé de ne pas arriver à temps pour assister son oncle malade, il fit un détour pour ne pas se retrouver avec la belle Madame. Mais elle sort à sa rencontre: ne fais pas le tour de la montagne, ne sais-tu pas que je suis ta Mère?

Je finis cette réflexion avec une prière: Sors, Petite-Mère à moi, à la rencontre quand je veuille faire le tour de la montagne. Ne me laisse pas échapper de ton regard et amour, et fait que je caresse ton visage avec tendresse d’enfant, Ce n’est que ça que je peux faire dans ma petitesse.