Juan José Chaparro, cmf.

Tout d’abord je dois dire qu’a différence et avec une grande distance de Claret, semblerait que je ne trouve du temps pour écrire  ce qui m’ont suggéré mes frères Clarétains, après mon séjour  à Vic l’an dernier, où je fus tellement bien reçu , comme, aussi ils l’ont fait  les frères de Barcelone.

L’an  dernier je me rendis à ces lieux si significatifs pour la famille clarétaine, lors d’un voyage que je fis à Rome. Je ne me suis pas rendu en passant, comme l’affirmait de temps à autre  le P. Aquilino Bocos  lorsque se rendant au Chili « passait » par l’Argentine. »Je viens ici,  vous voir, vous autres… » Je suis resté  avec l’envie de partager avec toute la famille clarétaine la béatification des martyrs, célébrée à Barcelone, puisque   je ne pus assister à cause des engagements pastoraux préalablement  assumés. Avec un gros chagrin je l’offris, en guise de remerciement au Seigneur. J’aurais été enchanté partager cette fête montrant à toute l’Église la valeur de la vie donnée jusqu’au martyre comme le fut, également, la vie de Claret et d’autres frères clarétains.

Maintenant, arrivant pour la visite « ad limina apostolorum » avec mon frère Pedro Olmedo et quarante autres évêques argentins lors de la troisième session d’évêques de notre pays, j’en profite pour concrétiser ceci.

Je connais  dans ma vie Claret et le clarétain  depuis environ 50 ans, lorsque je connus un Missionnaire Clarétain, le P. Joaquín Miguel, qui venait à notre aide, car  nous n’avions aucun prêtre au village, à l’intérieur de l’Argentine. Il m’enthousiasma avec son style de vie, sa joie et simplicité, sa générosité et dévouement missionnaire, et lorsqu’il m’invita  je rentrai  au séminaire   dans la Congrégation.  Là… je continuai de voir de saints  prêtres et frères  qui m’encouragèrent et m’introduisaient  dans la connaissance expérientielle  du Missionnaire  prêtre  et évêque Antoine Claret. De la même façon je connus   religieuses et laïcs vivant avec grande fidélité son charisme. Il est vrai qu’il eut  un ancien testament qui prépara le chemin : même avant tout ça,  la maison de mon grand-père hébergeait les missionnaires qui arrivaient à mon village. C’est pourquoi je pus  hériter, avec le temps,  un Catéchisme de Claret. Jusqu’à là  arriva Claret avec es missionnaires  et ceci éveilla en moi le désir d’en faire autant. Bien sûr, la voix et les plans du Seigneur Jésus continuent d’appeler.

Revenir à Claret, à Vic, son lieu de croissance, concrétion de sa vocation, ordination, et… me trouver avec son histoire, ce qu’il  généra, réalisations dans lesquelles se trouve présent, aujourd’hui, non seulement le lieu  où il commença, mais ses frères aujourd’hui, la Congrégation, spécialement avec son engagement envers des migrants, vie consacrée et autres domaines, visiter les dépouilles de celui qui marcha infatigablement, mobilisé à partir de son cœur plein de la charité de Dieu. celui qui changea de cap par des continuels appels du Seigneur, celui qui parcourait  l’île de Cuba, celui qui fut blessé, poursuivi, là, tout d’abord,  par après en Espagne…Et comment ne pas rappeler Fontfroide  (un des lieux clarétains qui m’a le plus ému) lors de précédentes visites aux lieux clarétains) : Quelqu’un qui était à l’origine de  tellement d’œuvres (livres, librairies, institutions, et tellement d’autres affaires, lequel jusqu’à certain point fut connu et reconnu en vie, finit dans le silence et la solitude de ses êtres les plus chers.

Aujourd’hui je suis Claret dans un Diocèse de la Patagonie, où voila 50 ans les missionnaires clarétains, de différents pelages, styles et  le reste,  ont semé l’Évangile, de telle façon qu’ils se trouvent au cœur du peuple, cadeau que je reçois comme héritage et engagement. Eux ils préparèrent  le chemin : aujourd’hui je suis l’évêque de cette Église. Avec presque 80.000 Kms2 d’extension, comportant de difficultés climatiques (parfois je voyage en camionnette  mais si je vais seul, ce sont 8 heures  de bus pour arriver au dernier village important, impossible de le faire en temps de neige et pluies),en grand partie, pauvretés des gens ,et également de ceux que nous accompagnons, ses paysages lumineux, de steppe  et montagne, et de belles gens pour leur foi et leur dévouement.

 

Claret m’encourage avec son esprit, à rencontrer tout le monde, essayant que personne reste sans pâturage, en ville et  en campagne (ainsi   on appelle la zone appelée, aussi, désert patagonique) : lors de la  semaine sainte j’ai l’habitude de  célébrer le dimanche de Rameaux au siège et par après m’en aller à de zones  où le prêtre ne peut pas y arriver… Avec Claret  je me sens encouragé à employer tous les moyens  à ma portée, spécialement  aujourd’hui les moyens digitaux : j’arrive à recevoir un message des endroits les plus reculés, saluant  ou demandant des affaires… ou ceux qui se souviennent et encouragent ou demandent de chemins nouveaux  concernant l’Église. Le tout sans oublier la rencontre face à face, cœur à cœur, me faisant sortir pour aller visiter un malade ou partager un anniversaire ou sortir  pour chercher quelqu’un arrivant de loin…

Claret n’encourage à allumer, en tout temps mon cœur dans sa présence, dans l’Eucharistie, dans la prière tranquille même au milieu  d’angoisses, dans la Parole  laquelle avec Claret et les clarétains (je n’oublis pas belles expériences telles Parole-Mission, la Forge, chemins partagés à son sujet a différents moments, comme en Uruguay avec des communautés bibliques…) j’appris à aimer et faire partie de ma vie. Bien sûr, que chaque jour je demande au Seigneur  qu’Il m’accorde faim de sa présence, parce que existent espaces de ma vie qui ont, toujours, besoin une vie nouvelle.

Claret m’encourage à travailler avec d’autres, à me convertir de l’individualisme et partager la mission, à chercher la fidélité, ensemble …M’encourage Claret à me retrouver et valoriser chacune de personnes  que je rencontre, écouter leurs clameurs et messages…Et il me stimule lorsque je me sens loin de lui, qui versa du sang, subit des calomnies, souffrit exile, mourut loin des siens, et beaucoup plus suivant Jésus. Claret me fais voir qu’il ne s’agit pas d’avoir des privilèges mais de s’engager de plus en plus à la suite de Jésus jusqu’à la fin, tous les jours,  toujours.

Je me sens fils du Cœur Immaculé de Marie : Elle m’encourage, m’éclaire le chemin, me remplit et je lui demande tendresse de mère, que je devienne compréhensif avec tous, large de cœur avec les prêtres et diacres, consacrés, laïcs et laïques. Je lui demande qu’elle me permette, également, afin qu’avec lucidité se sache  tisser d chemins de vie, non seulement dans l’Église, à Elle qu’elle est notre mère, mais avec  tous les hommes et femmes, groupes et collectifs, institutions et organisations. Parce qu’Elle est, aussi, mère de tous les vivants.

Enfin je ne cesse de rendre grâces à Dieu pour Claret, celui d’hier et celui d0aujourd’hui, présent dans la vie de tellement de frères et sœurs, chez de personnes et communautés, en guise d’un beau cadeau à l’Église.

 

 

Mons. Juan José Chaparro, C.M.F., Obispo de Bariloche (Argentina)

Né le 22 juillet, 1953 à Colonial Freitas (Entre Rios, Argentine)

Première profession le 1er Mars, 1975

Profession Perpétuelle le 12   Février 1979

Ordination sacerdotale le 12 avril, 1980

Consacré évêque de San Carlos de Bariloche (Argentine) le 28 Septembre, 2013,