“La personne qui communie sera comme un arbre planté près du courant des eaux, qui portera du fruit en son temps. Elle pourra dire avec l’Apôtre: Je vis, mais non pas moi, mais c’est le Christ qui vit en moi. À la manière d’un arbre greffé, que, s’il pouvait parler, nous dirait: Moi je vis, parce que sur le tronc je suis ce que j’étais auparavant; mais je ne suis plus moi, mais en moi vit la greffe, la pointe que l’on m’a mise, et celle-ci vit en moi, et le fruit que je donne n’est pas selon le vieil arbre, mais selon le nouvel” 

(Lettre Ascétique …au président d’un des chœurs de l’Académie de Saint Michel. Barcelone 1862, p.24).

BRULER D’AMOUR POUR DONNER DE LA VIE

C’est intéressant constater l’insistance sur la fécondité de l’intimité avec Jésus, reçu dans le Sacrement de son Corps et de son Sang. Cette fécondité ne peut-elle pas s’épuiser dans la relation intime communiant- Communié, à la manière d’un doré cercle fermé. Il s’agit, au contraire, d’une dynamique, de façon que, plus s’intensifie la relation interpersonnelle, plus grande est la force à sortir de soi pour se centrer sur le troisième ou les troisièmes de nos relations sociales. De telle manière nous nous transformons en Christ que sa présence engendre des nouvelles vies. Nous nous changeons et nous nous transformons complètement en Christ. Sous les effets du sacrement, nous devenons des personnes nouvelles, créatures adoucies dans un amour qu’il doit les faire devenir, à chaque instant de leurs vies, patientes, pleines de bonté, manquant d’envie, orgueil et vantardise; personnes trouvant leur joie dans la vérité, que tout l’excuse, le croient, l’attendent et le supportent (Cf. 1Cor 13, 4-8).

Ceci est la force transformatrice de l’Eucharistie. La nourriture du Corps et du Sang du Christ agit de telle manière en nous qu’elle nous assimile complètement, même si elle n’élimine pas notre liberté personnelle. Toujours cela dépend de nous de nous ouvrir ou nous fermer au don de la vie de Jésus, don qui est, également, fruit de sa liberté pour la donner et pour la reprendre à nouveau (Cf. Jn 10,17-18).

Dans le foyer, au travail, lors de toutes nos activités, on doit transpirer la vie du Christ. Nous sommes appelés à diffuser sa présence salvatrice partout dans le monde. L’Eucharistie doit devenir comme un fleuve   fécondant notre vie, elle maintient vigoureux notre amour, nous ouvrant toujours, à la nouveauté de vie, à la transformation de notre vieil homme, chargé d’imperfections, en homme nouveau de la vie nouvelle en Christ.

Quelles actions concrètes à réaliser dans mon entourage vital avec lesquelles j’exprime mon amour généreux aux plus nécessiteux?