“Tu dois  savoir, mon ami, que la Très Sainte  Marie est l’œuvre de Dieu  et c’est le plus parfait qu’est sorti de ses mains, après l’Humanité de Jésus-Christ. En Elle, brillent d’une façon  très particulière la Toute-puissance, la Sagesse, et la Bonté de Dieu lui-même. C’est propre de Dieu accorder la grâce à chaque créature  selon  le but  auquel il la destine et étant donné que Dieu destina  Marie pour devenir  Mère, Fille et Épouse de Dieu lui-même  et Mère de l’homme, d’où s’infère quel Cœur lui donnerait et avec quelles grâces la comblerait!”(Lettre à un dévot du Cœur de Marie, dans EC. II. P. 1498).

MARIE,  ŒUVRE  DE  DIEU

Les spécialistes en théologie spirituelle nous avertissent  que  peut y avoir des qualités cachées  et dans cet état auraient restées si  n’intervenait  pas  une irruption  de Grâce. Sans doute que le torrentiel regard d’amour de Dieu qui remplit Marie et la “remplit de Grâce” fit que la perfection qui nichait  cachée sortît à flot. Mais également  sortit  à flot  le sentiment de sa petitesse et c’est pour ça  qu’elle se troubla  au moment de s’entendre  appelée  avec ce nom si beau: “Pleine de Grâce”.

La créature  la plus parfaite que, comme le dit Claret, sortit  des mains de Dieu eut besoin du courage que l’archange  envoyé lui offre au moment de lui communiquer  la mission  que l’on va lui confier . Je vais le dire avec des mots  prononcés par le Pape Benoît XVI le  18 décembre, 2005: “Ne crains pas Marie, lui dit l’ange. En réalité  il y avait motif  de craindre parce que porter maintenant le poids  du monde sur soi,  devenir la mère du Roi universel, devenir la mère du Fils de Dieu, constituait  un grand poids, un poids très supérieur  aux forces de l’être  humain. Mais l’ange  lui dit: `Ne crains pas.   En effet, tu portes Dieu, mais Dieu te porte, toi. Ne crains pas´”.

Mais maintenant  je voudrais contempler ce Cœur et ces grâces  que Dieu versa chez l’humble Nazaréenne. Et  il m’arrive  ce  qu’arriva  à l’enfant  qui,  époustouflé de  voir  au cinéma   l’immense mer, il eut une grande envie  de la voir dans la réalité. Et il commença à supplier des parents –qui étaient  de l’arrière terre- de l’amener  voir la mer. Les parents  lui ont promis le voyage désiré. Lui ont préparé tout  sans oublier aucun détail. Ils sont arrivés le soir à l’hôtel et bientôt au lit, afin de voir la mer à l’aube. Il n’a pas fallu appeler l’enfant  deux fois, et ils sortirent voir la mer au moment où le soleil apparaissait  au fond  et ses rayons  scintillaient  sur la surface bleue et ils tournèrent le coin, et devant leurs yeux, la mer! L’enfant eut le souffle coupé, et, finalement il s’exclama: papa, maman, aidez-moi à regarder!

Dans ma  clameur en essayant de contempler Marie, je crie  à l’Esprit Saint: Aide-moi à regarder!!